Histoire

La présence humaine remonte au moins à l’âge du bronze -vers 1500-1200 av J.C.- avec une sépulture mégalithique, le dolmen de Guidfoss. (Il n’est pas impossible que la Croix de Rosterc’h soit un menhir christianisé).

A la limite Nord –Est se trouve une portion de l’ancienne voie romaine Vannes –Carhaix permettant de rejoindre d’un côté Locuon, de l’autre le carrefour actuel de Trégarantec. Cette voie, remontant aux premiers siècles de notre ère, signalée sur la table de Peutinger, appelée aussi Hent Ahès, semble avoir perdu de son importance au XIIe, voire dès le XIe (A l’autre extrémité de la commune, tout près de l’abbaye de Langonnet, passait une autre voie romaine, reliant Port-Louis à Carhaix.).

La limite Ouest et Nord-Ouest est constituée par le cours supérieur de l’Ellé, une rivière qui de tout temps a constitué une frontière naturelle entre deux territoires, pendant l’Antiquité, entre deux peuples gaulois : à l’ouest les Osismes, à l’est les Vénètes et par la suite entre les diocèses de Quimper et de Vannes. C’était aussi une frontière linguistique entre le breton cornouaillais et le breton vannetais, au point que l’intercompréhension n’était pas toujours facile d’une rive à l’autre entre les Kerneouet et les Gwenedour. Parmi les Gwenedour, se distinguaient ceux du pays Pourlet, (on peut l’écrire aussi Pourleth), un ensemble de 23  anciennes paroisses, dont Plouray, situées au Nord-Ouest de l’ancien diocèse de Vannes et ayant en commun l’ancien costume à la mode de Guémené, un style de danse original, un type de mobilier, et, disent ses voisins un caractère un peu particulier.

Pour le nom la forme la plus ancienne serait Plouré. Le premier élément, Plou, qui vient du latin plebs, le peuple , indique qu’il s’agit de l’une des anciennes paroisses créées par les  Bretons lors de leur migration en Armorique entre le Ve et le IXe ; viendrait de saint René, son ancien patron, avant qu’il ne soit remplacé par saint Yves. Une autre forme, Ploéroc, tendrait à privilégier saint Guroc. D’autres ont songé à saint Gwray.

A partir des XIIIe et XIVe  la paroisse passe sous la coupe des Rohan, ceux de Pontivy puis ceux de Guémené : les armes des Rohan figurent d’ailleurs au chevet et sur la chapelle des fonts baptismaux de l’église paroissiale. Si par la suite son territoire dépend tantôt de Pontivy ou de Guémené, tantôt d’Hennebont ou du Faouët, tantôt de Gourin, la cause en est sa situation limitrophe et excentrée. Sous l’Ancien Régime la paroisse relève en effet d’Hennebont, siège de la sénéchaussée royale sur le plan administratif, mais du doyenné de Guémené pour les questions religieuses. Si la Révolution en fait pour quelques années une commune du canton de Langonnet et du district du Faouët, en 1800-1801 le Consulat de Bonaparte l’inclut dans le canton de Gourin et l’arrondissement de Pontivy. Quant au découpage actuellement en place pour les élections législatives, Plouray se trouve dans la circonscription d’… Hennebont !

Des moments troubles et des périodes de prospérité alternent dans l’histoire de la commune, naturellement tributaire des évènements bretons ou nationaux. D’un côté la guerre de Succession de Bretagne au XIVe , lorsque Guémené et Rostrenen sont pris et repris par les belligérants; les pillages de la fin du XVIe causés par les brigands comme La Fontenelle qui ruine l’Abbaye de Langonnet, ce monastère cistercien fondé en 1136 tout à côté du territoire de Plouray ; la grosse épidémie de dysenterie de 1779 ; les luttes sans merci entre Bleus et Chouans, pendant la Révolution , surtout dans les années 1795-1798 ; les nombreux soldats (88 ( ou 83 à vérifier ) tués au front lors de la 1ère guerre mondiale ; l’exode rural dans les années 1930 ; l’occupation allemande et les morts tragiques du printemps et de l’été 1944.

De l’autre, de belles périodes de calme, voire d’expansion : par exemple la fin du XVe et le XVIe avec l’édification de la chapelle N.D. de Lorette, dans le bourg, qui deviendra un lieu de pèlerinage (elle sera démolie en 1948) , et de la chapelle de Locmaria, près de Kerguzul, la construction ou l’agrandissement des manoirs de Penguily, Kersolo, St-Noay, et surtout Guidfoss, longtemps propriété des Toubodou et qui possédait sa chapelle privée ; l’incendie de  1944 l’a presque complètement ravagée.

Le XVIIe voit l’arrivée d’une forte colonie d’immigrants chassés d’Irlande, tandis que la Contre-Réforme catholique entraîne la construction ou le remaniement de plusieurs édifices religieux. Bâtie tout à côté de la chapelle N.D. de Lorette, l’église paroissiale est agrandie et embellie. Si les parties les plus anciennes datent du XVe, on peut relever les mentions 1661 et 1662 dans le choeur, 1687 dans le porche et sur la voute ; quant au beau retable, récemment restauré, il est orné d’une huile sur toile du XVIIe ou du XVIIIe représentant le Christ sortant du tombeau. Situé à côté, le presbytère porte l’inscription 1663.

Deux autres chapelles datent également du XVIIe, celle de la Villeneuve-Runellou, dédiée aux Stes-Hélène et Ursule et celle de St-Guénin, isolée sur un promontoire près de Rosterch : à l’intérieur une belle huile sur toile sur retable du XVIIIe représente de jeunes mères en costume régional implorant la Vierge et le saint protecteur du lieu. Cette chapelle avait certainement été précédée d’une construction antérieure puisque dès1085 le duc de Bretagne Alain Fergent avait fait « don de la trêve de St-Guénin à l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé ».

Autre moment fort, la fin du XIXe qui voit les premiers progrès techniques dans l’agriculture et l’essor d’un groupe de petits propriétaires relativement  aisés et instruits ainsi qu’une forte augmentation de la population.

Un ouvrage sur l’Histoire de Plouray est en préparation sous la direction de Jean-Pierre Royant, agrégé d’histoire. Si vous avez des éléments précis ou des documents sur l’histoire de la commune, n’hésitez pas à le contacter par téléphone au 02 98 55 08 53 ou au 06 70 03 67 19
Dates récentes importantes de l’histoire de Plouray

1953 : Début de la construction de la mairie et le bureau de Poste (durée des travaux : 3 ans)
1954 : Début des travaux d’assainissement dans le bourg et création d’un corps de Sapeurs Pompiers
1957 : Construction du premier château d’eau et début des travaux d’adduction d’eau.
1962 : Inauguration du centre d’abattage de volailles « Les Fermiers de l’Arvor ». Acquisition au 3e trimestre de 1963 par le volailler Charles Doux.
1970 : Inauguration du terrain municipal de football au centre bourg.
1971 : Création de la zone artisanale de Ker Elisa, route de Gourin.
1974 : Construction de la cantine municipale Rue Paul Ihuel.
1975 : Construction d’un pont bascule rue de Rostrenen ; automatisé en 1977.
1978 : Création du Syndicat de Pays. Contrat de Pays Pourleth et de la Cornouaille Morbihannaise.
1981 : Création du lotissement de Bellevue et construction des logements HLM.
1983 : Inauguration du Centre d’Aide par le Travail de Kerlan.
1984 : Construction de la salle polyvalente.
1985 : Construction à Bel Avenir d’un centre d’étude Bouddhique. Siège européen de la lignée DRUKPA. Le Dalaï Lama y viendra en personne au mois d’août 2008.
1990 : Inauguration de la Maison de retraite, Résidence du Midi.
1991 : Construction d’une lagune pour les eaux usées de la commune.
1995 : Mise en place de la déviation NORD OUEST de Plouray.
1996 : Réalisation du Columbarium au cimetière de Plouray.
1997 : Fin des travaux de la salle multifonctions.
1999 : Inauguration du Plan d’eau « Ar Lann Vras ».
2002 : Construction de la médiathèque et d’un espace de garderie péri-scolaire.
2005 : Création d’un lotissement rue de l’Ellé.
2006 : Inauguration du nouveau centre de secours.
2007 : Début de construction de la cantine scolaire rue Paul Ihuel. Création d’un « jardin du souvenir »

 

Signification et symbolique du blason de Plouray

Blason officie de PlourayD’argent au croissant de sable en abime, accosté de 3 étoiles à 5 raies de gueules posées 2 et 1 (qui est de « Le Trancher »).

Au chef émmanché de 2 pièces et de 2 demies, contre herminé à 2 mouchetures et e 2 demies mouvantes des flancs.

L’écu proprement dit porte en « abime » (au centre) un croissant de lune accompagné de 3 étoiles. Il s’agit du blason de la famille « LE TRANCHER » qui jadis, possédait des terres sur la commune.

On les appelait « FEUDATAIRES » (de feudatarius : FIEF)

Le haut de l’écu, ou « CHEF », est séparé par une ligne brisée que l’on dit « ÉMMANCHÉ ». Elle symbolise les montagnes noires du pays Morvan.

Le chef est dit « contre herimé » (« CONTRE HERMINÉ »)

Il serait « HERMINÉ », si les hermines étaient noires sur fond blanc, dans ce cas contraire il est contre-herminé, car il fallait un changement de couleur pour séparer le « chef » du reste de l’écu.

Quant à la couronne (en héraldique il s’agit d’un « TIMBRE ») elle se nomme couronne « MURALE ».

Dans l’antiquité les déesses grecques, graphiquement en portaient, et comme elles étaient « TUTÉLLAIRES » des citées, au XIXème siècle l’idée en a été reprise.

Les 8 statues monumentales qui entourent la place de la concorde à Paris et qui représentent les 8 plus grandes villes de France en attestent.

Les « SOUTIENTS », végétaux qui entourent l’écu n’obéissent qu’à l’esthétique qui tend à faire de l’ensemble quelque chose d’harmonieux.